
Un banc public, quelques masques et des marionnettes chargées d’histoire deviennent le point de départ d’une nouvelle création sur ce qui nous rapproche. Avec Ce qui nous relie à plusieurs voix, VOX Théâtre a invité quatre artistes de la relève franco-ontarienne à reprendre les outils et les savoir-faire développés par la compagnie pour explorer leur propre vision de la communauté.
Accompagnés par Pier Rodier et Marie-Thé Morin, Anne Hamel, Sarah Komendat, Dillon Lalonde-Morgan et Simon-Rys Landry ont créé par l’improvisation, le mouvement, la voix, le clown, le jeu masqué et la marionnette. Autour d’un banc, leurs personnages se croisent, s’ignorent, s’affrontent et découvrent peu à peu les gestes qui permettent de créer un lien.
Ce laboratoire fait circuler une mémoire artistique entre les générations tout en la tournant vers le présent. Présentés aux élèves de l’École Trille-des-Bois le 4 juin 2026, les fragments documentés témoignent d’une œuvre toujours en développement, nourrie par la rencontre entre les artistes, l’histoire de VOX Théâtre et un jeune public francophone.
Pier Rodier et Marie-Thé Morin ont invité les quatre artistes de la relève à explorer des pratiques qui ont marqué le parcours de VOX Théâtre : le jeu physique, le masque, le clown, la marionnette, la voix et l’écriture collective.
Les masques et les marionnettes, tirés de l’inventaire de la compagnie, portaient déjà une histoire. Entre les mains d’Anne Hamel, Sarah Komendat, Dillon Lalonde-Morgan et Simon-Rys Landry, ils sont devenus le point de départ de nouveaux personnages et de nouvelles questions sur la solitude, l’indifférence et l’entraide.
La transmission ne consistait pas à reproduire une forme théâtrale du passé. Elle permettait à une nouvelle génération d’en reprendre les outils, de les transformer et de les faire parler au présent.

Les artistes de la relève explorent le jeu masqué et le mouvement pendant le laboratoire de création, à partir d’outils issus de l’inventaire de VOX Théâtre.
La création s’est développée par l’improvisation, à partir des corps, des voix, des objets et des relations entre les personnages. Au centre de l’espace, un banc public accueillait d’abord des personnes qui se croisaient sans vraiment se rencontrer.
Puis l’univers s’est animé. Des pigeons masqués ont envahi les lieux, un vieil homme et une vieille dame ont pris vie sous forme de marionnettes, une manifestation s’est organisée et des mouvements collectifs ont changé la manière d’occuper l’espace.
Guidés par les personnes mentores, les artistes ont repris les images les plus porteuses, précisé les personnages et rapproché les fragments. L’humour et l’imaginaire ont ainsi permis de raconter comment un lieu partagé peut passer de l’isolement à la rencontre, parfois grâce à un regard, une voix ou un geste tendu vers l’autre.
L’œuvre demeure en développement. Les scènes présentées ici témoignent du moment où ses personnages, ses rythmes et ses liens ont commencé à trouver leur forme.

Les artistes donnent vie à des personnages marionnettiques développés au fil des explorations, alors que l’univers de la création commence à prendre forme.
Le 4 juin 2026, les fragments ont quitté l’espace de répétition pour être présentés aux élèves de l’École Trille-des-Bois.
Pour l’équipe artistique, cette rencontre faisait pleinement partie de la création. L’attention, les réactions et les échanges du jeune public ont permis d’éprouver le rythme des scènes, de voir comment les personnages et les images étaient reçus et de reconnaître les moments où le rire ou la curiosité circulaient dans la salle.
Ce premier partage a nourri la poursuite du travail tout en créant un dialogue entre la relève artistique franco-ontarienne et le jeune public auquel VOX Théâtre consacre une grande partie de sa démarche.

Des fragments de Ce qui nous relie à plusieurs voix sont présentés aux élèves de l’École Trille-des-Bois le 4 juin 2026, une rencontre qui permet à l’équipe d’éprouver l’œuvre devant son premier public.