(dé)collage

Porteur du projet: Isabelle Michaud

Artiste(s) impliqué(s): Isabelle Michaud; participant·es communautaires

Arts visuels

Sault-Sainte-Marie (Baawaating), Nord de l’Ontario

À la Galerie Sans Clous, à Sault-Sainte-Marie, une table couverte d’images, de papier et de ciseaux est devenue un point de rencontre. Pendant deux mois, des personnes sont venues seules, en petits groupes ou lors d’ateliers pour essayer le collage, échanger en français et laisser une trace de leur passage.

Accompagnées par l’artiste Isabelle Michaud, elles ont choisi, découpé et rapproché des images jusqu’à créer leur propre composition. Isabelle a ensuite réuni ces fragments sur le mur de la galerie, où l’œuvre grandissait au fil des visites.

Née de ces gestes et de ces conversations, (dé)collage célèbre la diversité des regards qui composent la francophonie de Sault-Sainte-Marie. Rassemblés dans une même œuvre, ils lui donnent son énergie et ouvrent de nouveaux horizons.

Un espace pour créer et se raconter en français

Dans le cadre de «50 ans de fierté ! Ensemble pour demain», Isabelle Michaud a transformé la Galerie Sans Clous en un lieu de création ouvert à la communauté francophone de Sault-Sainte-Marie.

Autour d’une table remplie d’images, de papier et de ciseaux, les personnes pouvaient entrer dans le projet à leur manière. Certaines participaient à un atelier, tandis que d’autres arrivaient spontanément, seules ou en petit groupe. On venait pour essayer le collage, mais aussi pour parler, observer et partager un moment en français.

Des personnes participantes créent et échangent autour de la table de travail à la Galerie Sans Clous, où le collage devient aussi un espace de rencontre en français.

Dans une ville où les espaces artistiques francophones sont peu nombreux, cette rencontre avait une portée particulière. La francophonie se racontait à la fois par les images choisies, les conversations, l’accueil et le simple fait de créer ensemble au cœur d’une galerie d’art contemporain.

Le collage offrait à chaque personne une manière accessible de prendre part à la création. Isabelle Michaud accompagnait les participantes et les participants selon leur rythme, tandis qu’une rencontre avec l’artiste Maryse Parant ouvrait d’autres pistes pour découvrir le médium et nourrir la réflexion.

Quand les regards se rencontrent sur le mur

Chaque collage est né d’un choix personnel, d’une image qui attirait l’attention ou d’une association inattendue. À mesure que les contributions arrivaient, Isabelle Michaud les réunissait sur le mur en travaillant les formes, les couleurs, les rythmes et les espaces.

Son regard artistique a permis aux collages de conserver leur singularité tout en devenant les fragments d’une même composition. L’œuvre rassemble ainsi plusieurs façons de voir, de ressentir et d’imaginer la francophonie de Sault-Sainte-Marie.

Personne debout devant un mur, installant des collages parmi plusieurs créations affichées.

Le titre (dé)collage évoque la technique, mais aussi le mouvement et l’ouverture vers de nouveaux horizons. Sur le mur de la galerie, les fragments ont trouvé une manière de cohabiter, comme les parcours et les voix qui donnent à la communauté son élan.

Une rencontre qui peut reprendre forme

Après sa présentation, la composition a été démontée et les collages ont été conservés avec soin. La documentation de l’installation permettra de les réunir de nouveau dans un autre lieu.

L’œuvre pourra ainsi reprendre forme ailleurs, tout en conservant la mémoire de son premier espace : une galerie où des membres de la communauté se sont retrouvés pour créer, échanger et prendre leur place en français.

Vue panoramique d'un grand collage mural composé de nombreuses photos, coupures de presse et illustrations sur un mur blanc à côté d'un drapeau franco-ontarien.

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