
À l’École secondaire publique Mille-Îles, à Kingston, une murale transforme la francophonie en jardin vivant. Chaque fleur, créée à l’aide de pochoirs, de motifs et d’impressions, porte la trace d’une personne et de son parcours.
Guidés par l’artiste multidisciplinaire Jamie Janx Johnston, des élèves, des membres du personnel et des personnes de la communauté ont participé à quatre ateliers autour de l’histoire du drapeau franco-ontarien et de la vie en français en situation minoritaire.
Réunies dans Fleurir la francophonie ensemble, leurs créations composent un jardin collectif qui relie le 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien à la diversité des voix qui font vivre le français à Kingston aujourd’hui.
Pendant quatre ateliers, l’école est devenue un lieu de rencontre entre des élèves, des membres du personnel et des personnes de la communauté francophone de Kingston. Certaines activités ont eu lieu pendant les heures de classe, tandis que d’autres se sont déroulées en soirée afin d’accueillir notamment des personnes aînées, des personnes nouvellement arrivées et des francophiles.
Les échanges ont commencé autour de l’histoire du drapeau franco-ontarien et de la vie en français en situation minoritaire. Chaque personne pouvait parler de son sentiment d’appartenance, de son parcours et de la place qu’occupe la langue dans son quotidien.
Accompagné par Jamie Janx Johnston, le groupe a ensuite transformé ces réflexions en gestes artistiques. Pochoirs, dessins, motifs, textures et impressions ont permis à chaque personne d’imaginer une fleur originale et de donner une forme singulière à son expérience.
L’ACFOMI, Association canadienne-française de l’Ontario, Conseil régional des Mille-Îles, a notamment contribué à mobiliser des personnes aînées et à favoriser les liens intergénérationnels dans le cadre des ateliers.
Avec Matthew Poirier et l’équipe de l’école, les fleurs ont été organisées pour former une seule murale. La composition préserve la personnalité de chaque création tout en leur donnant un rythme et une place dans l’ensemble.

Une participante applique au pochoir un motif floral directement sur la murale, contribuant à la création du jardin collectif.
Peu à peu, les gestes individuels ont fait apparaître un jardin où plusieurs générations et plusieurs rapports à la francophonie peuvent cohabiter. Une langue et une culture grandissent lorsqu’elles trouvent un milieu accueillant et des personnes prêtes à les cultiver ensemble.
Présentée à la communauté le 25 mai 2026, Fleurir la francophonie ensemble rend visibles les parcours, les voix et les générations qui composent la francophonie de Kingston.
Installée de façon permanente à l’École secondaire publique Mille-Îles, la murale accompagne les élèves et les membres du personnel, mais aussi les personnes qui fréquentent le Centre culturel Frontenac et les activités accueillies dans l’édifice.
Le jardin continue ainsi d’habiter un lieu où la francophonie scolaire et communautaire se rencontrent. Il laisse une trace visible de ce que le groupe a créé ensemble et des voix qui font grandir le français à Kingston.

Fleurir la francophonie ensemble, installée de façon permanente à l’École secondaire publique Mille-Îles, rassemble les fleurs et les motifs créés pendant les quatre ateliers.
La vidéo retrace la création de la murale, des premières discussions sur la francophonie jusqu’à la réalisation des fleurs et à leur réunion dans une composition collective. Elle permet de découvrir les techniques utilisées, les personnes participantes et l’évolution de l’œuvre au fil des quatre ateliers.