
À Sarnia-Lambton, la francophonie s’est construite grâce à des familles, des écoles, des organismes et des personnes déterminées à créer des espaces où vivre et transmettre le français.
Avec Jasons Sarnia : Portraits d’une francophonie vivante, huit élèves du secondaire sont partis à la découverte de cette histoire. Accompagnés par une équipe artistique et communautaire, ils ont exploré des archives, préparé et réalisé des entrevues, puis participé à la production de photographies et de contenus audiovisuels.

Des élèves participent à une entrevue en ligne dans le cadre de leurs recherches sur l’histoire de la francophonie à Sarnia-Lambton.
Leurs recherches ont donné naissance à Racines, Résilience, Rayonnement, une œuvre documentaire composée de quatre grands panneaux imprimés et d’une collection de témoignages vidéo. Ensemble, ces contenus relient la mémoire des générations précédentes au regard de jeunes qui découvrent à leur tour les personnes, les lieux et les mobilisations ayant fait grandir la francophonie locale.

Des élèves et des membres de l’équipe participent au tournage d’une entrevue, mettant en pratique la caméra, le son et l’éclairage dans le cadre du projet.
Les quatre panneaux de Racines, Résilience, Rayonnement réunissent des lignes du temps, des portraits, des photographies historiques et contemporaines ainsi que de courts textes. Ils racontent l’évolution de la communauté francophone de Sarnia-Lambton à travers ses lieux de rassemblement, ses institutions, ses figures marquantes et ses démarches collectives.

Lors de la présentation publique, des membres de la communauté découvrent les panneaux de Racines, Résilience, Rayonnement et les contenus numériques qui les accompagnent.
Des entrevues vidéo prolongent les récits présentés sur les panneaux. Elles permettent d’entendre les personnes liées à cette histoire et donnent un visage aux événements, aux réussites et aux transformations documentés.
Les panneaux Le Village de Blue Water et Sarnia-Lambton retracent la présence francophone dans la région de 1942 à 2025.
Le premier revient sur le village de Blue Water, où des familles francophones ont développé une vie communautaire, créé des traditions et aménagé des espaces de rassemblement en français. Il rappelle aussi le rôle des écoles, des clubs et des réseaux qui ont permis à la langue et à la culture de circuler entre les générations.

Le second poursuit cette chronologie en présentant la consolidation du Centre communautaire francophone de Sarnia-Lambton, la présence grandissante du drapeau franco-ontarien, la création de nouveaux regroupements et le développement de services en français.

Le panneau Francophones influents à Sarnia présente six personnes dont l’engagement a marqué la vie scolaire, culturelle, communautaire, institutionnelle ou municipale de la région.
Leurs portraits et leurs entrevues permettent de découvrir la francophonie locale à travers des parcours personnels. Ils montrent comment l’enseignement, la création, la mobilisation et l’accompagnement ont contribué au développement des institutions et des services, tout en ouvrant de nouvelles possibilités pour les générations suivantes.

Le panneau Désignation de la Ville de Sarnia retrace la mobilisation amorcée en 2019, l’annonce en 2021 de la désignation de Sarnia en vertu de la Loi sur les services en français, puis son entrée en vigueur le 1er novembre 2024.
Il présente aussi certaines retombées de cet engagement collectif, dont la chanson « Hey! Sarnia » ainsi que l’ouverture d’Accès Franco Santé Sarnia et de Connexion Carrière. Ces avancées ont renforcé les services et la visibilité de la francophonie locale.

Au fil des recherches et des entrevues, les élèves ont découvert une histoire qui ne se trouvait pas seulement dans les archives, mais aussi dans les souvenirs des personnes qui l’avaient vécue. Des membres de la communauté ont partagé leurs photographies, leurs récits et leur connaissance de la région, donnant aux jeunes un accès direct à la mémoire francophone de Sarnia-Lambton.
Les élèves ont ensuite transformé cette matière en images, en entrevues et en panneaux. En apprenant à manier la caméra, le son et l’éclairage, ils ont aussi appris à écouter, à poser des questions et à porter ces histoires vers un nouveau public.
Lors de la présentation publique, l’œuvre est devenue un lieu de rencontre et de transmission. Des personnes de plusieurs générations ont pu reconnaître des visages, se rappeler des événements et découvrir des pans moins connus de leur histoire. Ce moment a permis de célébrer le chemin parcouru par la communauté francophone, tout en transmettant sa mémoire aux générations qui continueront de la faire vivre.